Les centres sociaux et espaces de vie sociale embellissent le quotidien des seniors, en leur permettant de rester actifs et de maintenir une vie sociale riche. Martine, 65 ans, adhérente au Point Commun à Tonneins (47) et Claudette, 78 ans, qui fréquente L’Arche à Périgueux (24), témoignent des bienfaits de ces espaces sur leur bien-être mental et physique.
Du début de la retraite à la fin de la vie, les centres sociaux et espaces de vie sociale (EVS) accompagnent les personnes âgées et deviennent même, dans de nombreux cas, un pilier de cette phase de leur existence. Les seniors peuvent y rencontrer des amis, se découvrir de nouvelles passions, partager leurs connaissances et compétences, et s’investir dans des projets collectifs qui donnent du sens du sens à leur retraite.
Martine, 65 ans : « J’apprécie de ne pas être qu’avec des vieux »
Martine, 65 ans, s’interrogeait beaucoup sur la façon dont elle allait occuper son temps une fois raccrochée la blouse d’infirmière. D’autant qu’elle a déménagé à Tonneins, dans le Lot-et-Garonne. Elle n’avait pas d’amis ni de proches dans le secteur, et a eu le bon réflexe de se présenter au centre social pour connaître les activités proposées. Depuis, le Point Commun est devenu un lieu central de son quotidien, où elle participe à diverses activités : café des habitants, randonnée, sophrologie, ateliers de prévention de l’Asept, repas partagés, événements ponctuels…
Surtout, elle a pu recréer une vie sociale de zéro. Et pas seulement avec des gens de son âge ! « Grâce aux activités et au Café habitants, je me suis fait des connaissances et j’ai même tissé des liens d’amitié qui existent en dehors du Point Commun. Je n’aurais pas développé ces relations amicales sans ce cadre. J’ai aussi accès à des informations sur ce qui se passe aux alentours. J’apprécie que ce soit un espace intergénérationnel, pour ne pas être qu’avec des vieux ! »
Claudette, 78 ans : « Sans le centre social, j’aurais déprimé »
À Périgueux en Dordogne, Claudette est elle aussi reconnaissante envers son centre social, L’Arche. Elle y est entrée par l’intermédiaire d’une connaissance, après avoir subi le décès de son mari puis de sa fille. La retraitée de 78 ans participe à beaucoup d’activités, trois ou quatre jours par semaine : marche, gym, jeux de société, cuisine… Elle a aussi eu l’occasion d’être bénévole pour des événements comme le festival Mimos ou la Félibrée. Elle apprécie les ateliers de prévention de l’Asept pour apprendre à bien vieillir.
« Après le décès de mon mari et de ma fille, je me suis retrouvée pratiquement seule, témoigne-t-elle. Sans le centre social, j’aurais déprimé. Je trouve ça formidable, on n’est pas seul, il y a une bonne ambiance et tout le personnel est formidable. Je ne croirais pas que j’ai 78 ans tellement je fais de choses ! Cela maintient en forme de bouger, discuter… Mon fils me dit qu’il faut prendre rendez-vous pour me voir ! » À son tour, Claudette a « converti » une voisine, veuve elle aussi, avec qui elle fait du covoiturage. « Je ne verrais pas ma vie sans le centre. Ce ne sont que des bonnes choses », conclut la septuagénaire.
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