Projet d’habitants : Un habitat partagé à Mareuil, Chapitre 1

Les centres sociaux ont pour premier objet d’appuyer les initiatives des habitants de leur territoire. C’est donc en se tournant vers eux que nous vous proposons la découverte de différents projets portés sur la Dordogne. Aujourd’hui, nous rencontrons le collectif Rhizome sur Belle, qui entreprend la création d’un habitat partagé sur la commune de Mareuil, à travers le témoignage raconté de Chantal Verschueren.

Le collectif du Rhizome

Voilà déjà plusieurs années qu’un collectif de femmes se réunissait au sein du centre social le Ruban Vert à Mareuil, sous le nom de Rhizome, ce réseau de champignons essentiel à la vie des sols. Que ce soit pour libérer la parole des femmes, créer un jardin partagé monté sur les roues d’une remorque itinérante ou un projet égalité fille-garçon au collège local, c’est une équipe pro-active que maille territoire par ses actions. Encore faut-il parfois trouver où se poser…

C’est donc à l’occasion d’un projet de film sur la parole des femmes que germe l’idée : pourquoi pas un lieu de vie commun? Car le constat est là, chacune d’elles vit sur de toutes petites communes isolées, passe son temps à prendre la voiture. Et l’âge avançant, les craintes se multiplient… Parallèlement, c’est la conscience des limites de notre planète qui anime une partie des échanges, avec l’idée de ne pas multiplier la consommation à outrance et repenser les modes de vie en mutualisant moyens, outils et mètres carré. Nous sommes donc début 2018, et le projet d’habitat partagé s’installe dans les esprits d’un premier de noyau de 4-5 femmes.

À la rencontre de projets similaires

Pour se projeter et établir le travail à réaliser, le collectif entreprend rapidement d’aller à la rencontre de projets existants ou en construction. Dès 2018, elles découvrent donc le Moulin de Busseix en Haute-Vienne où s’établit une vingtaine de personnes dans une démarche intergénérationnelle, sur un terrain de 14 hectares. Une aventure à la campagne où une fois l’ancienne maison fut retapée, chacun a pu construire son habitat tout un disposant d’un bâtiment partagé pour la cuisine ou l’accueil de personnes proches.

Suit une rencontre avec un collectif aux mêmes ambitions installé à Miallet. Puis enfin en février en 2019, c’est dans la banlieue de Toulouse à L’ouvert du canal, que l’équipe découvre un projet qui s’apparente en bien des points à l’idéal formulé par les personnes intéressées. On y trouve 8 foyers, à l’instar de ce que souhaiterait faire le collectif Rhizome, ainsi qu’une salle culturelle. Cet élément est une pierre angulaire de Chantal et ses camarades, qui souhaitent pouvoir faire des projections de documentaires, des ciné-débats… Un espace ouvert sur la vie locale, qui contribue à l’activité du territoire. Le hasard fait que lors de leur passage, un documentaire était tourné sur la vie du lieu, documentaire qu’elles ont pu diffuser à Mareuil en mai dernier.

Le temps de la prospection

Désormais, c’est donc une douzaine de personnes qui s’intéresse de près au projet, avec maintenant une logique mixte, sans que l’objectif intergénérationnel soit encore pleinement atteint. Quant à la quête d’un lieu adéquat, la prospection est en bonne voie. Après la visite de plusieurs locaux inadéquats sur Mareuil, l’objectif étant d’être en centre-ville, c’est la mairie de la commune qui a ouvert le champ des possibilités. La municipalité ayant acquis un grand terrain derrière l’école de la commune, celle-ci serait prête à en céder une partie au collectif. Désormais, c’est le travail avec une architecte soucieuse de la pédagogie autour du projet qui démarrera le 9 octobre prochain, grâce à une subvention obtenue auprès de la Fondation de France.

Parallèlement, le Rhizome s’active pour trouver des partenaires susceptibles de les aider dans leur démarche. Les acteurs institutionnels sont tous passés en revue : communauté de communes, pays, Département. Tous jouent le jeu et ouvrent des voies pour que le projet démarre.

En cette fin d’été, le collectif a officialisé sa démarche en déclarant l’association Le Rhizome sur Belle. Son objet est on ne peut plus clair : « cette association a pour but, la préfiguration d’un éco-habitat participatif, intergénérationnel, solidaire et ouvert, en accession à la propriété et/ou locatif ; de promouvoir toutes sortes d’activités culturelles, artistiques, artisanales ; de promouvoir une économie solidaire, achat groupés, jardin potager partagé ».

Un beau programme dont nous vous livrerons les suites de l’aventure d’ici quelques mois !

2 commentaires sur “Projet d’habitants : Un habitat partagé à Mareuil, Chapitre 1”

  1. Bonjour, je viens de prendre connaissance de votre projet à Mareuil d’habitat partagė et je suis potentiellement intéressé car je recherche ce type de projet. Je suis convaincu que c’est une idée d’avenir car elle correspond à une nouvelle façon de voir la vie à travers du lien social fort.
    Je suis un homme de 62 ans tout juste à la retraite et en pleine forme…
    Je vous serais très reconnaissant de me faire parvenir quelques éléments sur votre projet: nombre de personnes conception du lieu fonctionnement,etc
    Cordialement.

    1. Bonjour Lionel,
      Nous sommes dans une étape dite « programme ». Nous souhaitons agrandir le groupe des habitants, et donc le mieux serait de se rencontrer?
      Pour nous contacter directement : lerhizome24@gmail.com
      Nous devons prochainement établir un document qui permette aux intéressés de comprendre les étapes passées et à venir.
      Vous êtes le bienvenu dans cette période très active de création de notre futur lieu de vie.
      Cordialement Chantal

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